De nouvelles recherches sur le terrain suggèrent que l'ajout d'une petite quantité de molybdène – un oligo-élément essentiel – à l'alimentation des colonies pourrait aider les reines d'abeilles mellifères à naître plus lourdes, bien qu'il reste à voir si cela signifie des reines plus performantes.
Des chercheurs d'Apinov (Centre de Formation et de Recherche Scientifique Apicole) et de l'Institut Lavoisier de Versailles, affilié au CNRS, ont testé un supplément à base de molybdène dans deux ruchers français, comparant les colonies supplémentées à des groupes témoins nourris de sirop simple tout au long d'une saison d'élevage de reines.
Pourquoi la qualité de la Reine est importante : La condition physique de la reine au moment de son élevage a longtemps été utilisée par les apiculteurs et les chercheurs comme un signal précoce de ses performances ultérieures, y compris sa capacité à s'accoupler avec succès, à stocker le sperme et à vivre une vie longue et productive.
Ce qu'ils ont trouvéLes reines des colonies supplémentées ont émergé plus lourdes en moyenne, une différence qui s’est maintenue sur les sites et les répétitions. Aucun effet constant n’est apparu sur la longueur des cellules royales, les mesures corporelles ou la production de gelée royale.
Ce que cela pourrait signifier — et ce que cela ne signifie pas (encore) : Les éleveurs de reines utilisent souvent l'émergence pèse en tant qu'indicateur précoce du développement de la reine, lié dans d'autres études à la performance reproductive, mais les auteurs prennent soin de noter que le poids seul n’est pas un indicateur complet de la qualité de la reine, et qu’une reine plus lourde à l’émergence n’est pas la même chose qu’une reine ayant fait ses preuves sur le terrain.
En résumé: Il s'agit d'une petite étude de terrain sur une seule saison (trois répétitions dans deux ruchers) et les auteurs précisent qu'elle doit être interprétée comme une preuve préliminaire, et non comme un résultat définitif. Les auteurs la qualifient de préliminaire, et les prochaines étapes consisteront à mener des études plus vastes et pluriannuelles qui suivront les reines lors de l'accouplement et des performances des colonies.
Note: L'étude a été en partie financée par une société détenant un brevet sur le complément et prévoyant de le commercialiser — divulgué de manière transparente par les auteurs.
L'étude fait également partie du numéro récemment publié de API, où le Dr János Körmendy-Rácz, président de la commission d'apithérapie d'Apimondia, est rédacteur en chef.
📄 Lire l'étude complète : Cochard et al. (2026), API, 3(1). DOI : 10.62949/03917161.0581147



