La relation entre les abeilles domestiques et les abeilles sauvages est souvent débattue, notamment en ce qui concerne le risque de concurrence pour les ressources florales. Une étude récente, présentée lors du 49e congrès Apimondia à Copenhague, a examiné cette question dans trois parcs nationaux italiens. Les chercheurs ont comparé le pollen récolté par les abeilles domestiques gérées à celui récolté par les abeilles sauvages. (Apis mellifera) et par plusieurs groupes d'abeilles sauvages, dont Bombus, Lasioglossum, Andrena, Mégachile et Collètes.
Des échantillons de pollen ont été collectés pendant l'été et l'automne auprès d'abeilles mellifères et d'abeilles sauvages. Ils ont été analysés par microscopie palynologique et par métabarcodage de l'ADN afin d'identifier les espèces végétales et d'évaluer le chevauchement dans l'utilisation du pollen.
Les résultats ont révélé un réseau trophique hautement spécialisé et un chevauchement généralement faible des ressources en pollen entre les abeilles mellifères et les abeilles sauvages. Cela suggère que les différentes espèces dépendent souvent de sources de pollen distinctes. Selon les chercheurs, des pratiques apicoles durables, une faible densité de ruchers et la restauration de l'habitat peuvent favoriser la coexistence avec les abeilles sauvages dans les zones protégées.
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